Décision du PCF à Paris : déclaration de Myriam Martin pour la GA

Publié le par Le blog de la Gauche Anticapitaliste du Tarn & Garonne

Décision du PCF à Paris : déclaration de Myriam Martin pour la GA

Une majorité des adhérents PCF de Paris a fait le choix d'une liste commune avec le Parti Socialiste au premier tour des élections municipales.

Nous regrettons cette prise de position qui ne contribue pas à mobiliser les électeurs et les électrices de Paris dans la voie d'une alternative à la politique d'austérité menée autant à Paris qu'au niveau national. Nombre de camarades du PCF parisien ont d'ailleurs, en ce sens, fait le choix d'un FDG autonome et en rupture avec les politiques d'austérité. C'est un fait important pour l'avenir qui prouve l'attachement à cet instrument politique décisif qu'est le Front de Gauche.

Nous soutiendrons une liste indépendante de la politique du PS, à Paris comme ailleurs. Il faut être inclusif et unitaire avec tous ceux et toutes celles qui souhaitent construire des listes FDG indépendantes.

Dans de nombreuses villes, c'est déjà le choix de l'autonomie qui a été acté. Nous nous en réjouissons et nous appelons nos camarades du PCF, qui n'ont pas encore voté, à valider cette orientation.

La période va être agitée mais plus que jamais nous avons besoin de l'outil FDG. Continuons dpnc notre chemin sans anathèmes pour ceux qui ont fait un autre choix.

Et surtout, le FDG n'appartient pas qu'aux organisations même si elles y jouent un rôle majeur !

Le FDG sera aussi ce que l'ensemble des militant(e)s, sympathisant(e)s et électeurs (trices) voudront en faire dans le cadre de ces élections municipales comme dans celui des mobilisations et des résistances. Plus que jamais, il est urgent de construire des comités FDG, d'intervenir dans les luttes en cours ou de les initier. Les raisons de se révolter ne manquent pas !

Le mouvement de solidarité d'une partie de la jeunesse pour Leonarda et Khatchik, contre l'odieuse politique de Valls, politique anti-Roms et de chasse aux sans papiers, doit être un exemple et un espoir.

Alors que Hollande et son gouvernement mènent une politique toujours plus austéritaire qui accable la majorité de la population, alors qu'ils font voter à l'Assemblée un projet sur les retraites dans la droite ligne des gouvernements de droite précédents, plus que jamais le Front de Gauche doit porter l'espoir et le projet d'une alternative politique en rupture avec ce système.

Myriam Martin -Toulouse, le 20 octobre 2013.

Décision du PCF à Paris : déclaration de Myriam Martin pour la GA

Municipales 2014 : réaction du regroupement d'organisations du Front de Gauche Paris aux résultats du vote du PCF Paris

Les Alternatifs Paris, Convergences et Alternative Paris, Fédération pour une Alternative Sociale et Écologique Paris, Gauche Anticapitaliste Paris.

Les organisations parisiennes du Front de Gauche signataires regrettent fortement le vote majoritaire du PCF Paris en faveur de listes avec le Parti Socialiste au 1er tour de l’élection municipale à Paris.

Elles réaffirment leur conviction que le rassemblement et la construction, avec l’ensemble du Front de Gauche, d’une alternative de gauche aux politiques d’austérité est plus que jamais indispensable.

Au 1er tour, en l’absence d’un rassemblement de tout le Front de Gauche, elles seront donc partie prenante de listes autonomes du Parti Socialiste pour proposer une alternative aux politiques d’austérité et pour battre la droite et l’extrême-droite.

Sept organisations du Front de Gauche (Les Alternatifs, Convergences et Alternative, Fédération pour une Alternative Sociale et Écologique, Gauche Anticapitaliste, Gauche Unitaire, Parti Communiste des Ouvriers de France, Parti de Gauche) s’étaient prononcées pour qu’au 1er tour des listes de rassemblement contre toutes les politiques d’austérité existent.

Pour les signataires de ce communiqué, il s’agit donc maintenant de rassembler tou-te-s ceux et celles – militant-e-s politiques, syndicaux ou associatifs – qui veulent construire cette alternative pour Paris.

Une alternative à la gestion sociale-libérale de Bertrand Delanoë et Anne Hidalgo qui ne consacre qu’une petite partie de la manne financière des droits de mutation et des impôts prélevés sur les entreprises pour financer les politiques sociales.

Une alternative pour lutter de manière déterminée contre la spéculation foncière et immobilière en baissant les loyers publics et privés, en interdisant des expulsions locatives, en relançant la production de logements par des chartes contraignantes pour les promoteurs, en réquisitionnant des logements vides, en augmentant massivement la taxe sur les logements vacants, en portant l’objectif à 30% de logements sociaux, en donnant la priorité aux vrais logements sociaux (PLAI, PLUS), en ayant recours à la préemption de tous les terrains et immeubles disponibles et en lançant un vaste programme de rénovation du parc de logement social de la ville en concertation avec les habitant-e-s.

Une alternative au projet de métropole du « Grand Paris » qui constitue un grave recul pour la démocratie et inscrit dans le marbre l’austérité pour les populations.

Une alternative pour embaucher massivement de personnels sous statut et un plan de dé-précarisation massif des agents de la Ville, notamment pour des activités périscolaires de qualité, gratuites dans toutes les écoles parisiennes.

Une alternative aux délégations de services publics accordées au privé, pour que la collecte des déchets et d’autres missions reviennent en régie publique.

Une alternative à la politique de l’Agence régionale de santé, pour redévelopper l’offre de santé publique sur le territoire parisien.

Les Alternatifs Paris, Convergences et Alternative Paris, Fédération pour une Alternative Sociale et Écologique Paris, Gauche Anticapitaliste Paris, dimanche 20 octobre 2013.

Décision du PCF à Paris : déclaration de Myriam Martin pour la GA

Les communistes parisiens choisissent l'union avec les socialistes

Les adhérents parisiens du PCF ont voté à 57% pour des listes communes avec le Parti socialiste dès le premier tour aux municipales à Paris. Une majorité moins nette que celle dégagée lors du vote du conseil départemental, preuve qu'il y a eu "un fort débat" chez les militants, a reconnu Igor Zamichiei, secrétaire de la fédération PCF de la capitale.

Au terme d'un vote de trois jours dans les sections d'arrondissement, 57% des près de 1 200 votants ont coché cette première option, et 43% celle de l'autonomie avec les autres principales composantes du FG, a annoncé samedi soir lors d'une conférence de presse Igor Zamichiei. A ce choix de listes communes avec le PS, comme le stipulait le bulletin de vote soumis aux adhérents, était assorti un accord "Paris 2014-2020" avec les socialistes, prévoyant que 13 sièges soient réservés au PCF au Conseil de Paris (contre 8 aujourd'hui, sans compter les deux élus PG).

L'accord inclut aussi des propositions chères aux communistes, comme leur objectif des "30% de logements sociaux à l'horizon 2030" -repris il y a quelques semaines par Anne Hidalgo-, la mise en place de la gratuité des premiers m3 d'eau sous condition de ressources ou encore "la programmation d'embauches nettes de personnels titulaires pour tout nouvel équipement public".

"C'est pour moi une immense joie et une très grande fierté. C'est un formidable message qui est adressé à toute la gauche parisienne", a réagi Anne Hidalgo samedi soir à l'annonce des résultats, rappelant les 13 années de gestion commune PS-PCF qui "ont profondément changé Paris". A l'inverse, Danielle Simonnet, qui est secrétaire nationale du PG, a regretté la décision des communistes, qualifiée d'"erreur politique". "Sans doute que le poids mis dans ce choix du secrétaire national du PCF, Pierre Laurent, a été trop lourd pour permettre aux partisans communistes d'une liste Front de gauche de l'emporter", a-t-elle dit. Pierre Laurent avait publiquement pris position pour l'union avec le PS, quelques jours après le vote du conseil départemental du PCF validant à 67% cette option.

Après le vote des dirigeants parisiens du PCF, rendu public le 9 octobre, Eric Coquerel, du Parti de gauche, avait affirmé que "l'avenir du Front de gauche est en cause". Jean-Luc Mélenchon, coprésident du PG, avait déploré "un exemple désastreux". Ces derniers jours, sur fond d'affaire Leonarda, les proches de Jean-Luc Mélenchon avaient continué d'attiser la colère d'une partie de la gauche contre le gouvernement et ses "amis" comme Mme Hidalgo. "Alors que la jeunesse se lève contre les conséquences inhumaines de la politique de Manuel Valls, est-il possible concrètement de faire des listes communes avec ses amis à Paris ?", a demandé vendredi sur son blog Alexis Corbière, un des deux conseillers de Paris du PG avec Danièlle Simonnet.

Pour Ian Brossat, chef de file des communistes parisiens, qui siège aux cotés de Alexis Corbière et de Danielle Simonnet au Conseil de Paris, l'affaire Leonarda n'aura finalement pas eu tellement d'incidence sur le vote. En revanche "les propos tenus par les responsables du Parti de gauche ces dernières semaines ont contribué à braquer les communistes", analysait-il samedi soir.

Pourquoi le choix de l'union avec le PS? "Si on veut faire un rassemblement majoritaire, il n'y a personne à exclure et actuellement l'attitude du Parti de gauche c'est plutôt l'exclusion", a répondu Gérard Pellois, adhérent de la section PCF du XIXe. "L'alliance avec le PS, moi je considère aussi que c'est un front de gauche", a ajouté cet employé de banque à la retraite.

Le secrétaire national du PCF, Pierre Laurent, a jugé dimanche sur RTL que les communistes parisiens avaient pris en compte le "bon travail" de la majorité parisienne depuis 2001. "C'est une décision qui prend en compte le fait qu'à Paris nous sommes depuis deux mandats dans une majorité de gauche qui a fait du bon travail et que les engagements sur le mandat à venir sont marqués du sceau de nos propositions", a déclaré le secrétaire national du Parti communiste. "Nous allons avoir besoin du Front de gauche à Paris et ailleurs dans les mois et les années qui viennent", a-t-il toutefois estimé, alors qu'on lui demandait si cette formation, notamment avec le Parti de gauche de Jean-Luc Mélenchon, n'était pas morte samedi à Paris. "Nous avons obtenu un engagement très fort sur la poursuite de logements sociaux à Paris, plus d'autres mesures pour lutter contre la spéculation immobilière" et des mesures "en matière de petite enfance et de places en crèches", s'est-il félicité.

L'Humanite.fr - le 20 octobre 2013

Décision du PCF à Paris : déclaration de Myriam Martin pour la GA

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