Appel féministe pour la marche citoyenne du 1er Juin

Publié le par Le blog de la Gauche Anticapitaliste du Tarn & Garonne

Appel féministe pour la marche citoyenne du 1er Juin

« Nous qui sommes sans passé, les femmes » dit la chanson. Si les femmes ont souvent été écartées de l’histoire officielle, aujourd’hui, elles ne le sont ni de l’accaparation du pouvoir par une poignée de personnes inamovibles et solidaires entre-elles, ni de l’austérité brutale qui frappe les peuples européens.

L’austérité, un choix politique contre les femmes

L’orientation politique assumée par ce gouvernement touche tout particulièrement les femmes. Travailleuses plus précaires que les hommes, elles sont souvent les premières variables d’ajustement des coupes budgétaires. Les temps partiels imposés par la recherche de la rentabilité au dépend des conditions de travail sont le quotidien de nombreuses femmes. Les smicards sont essentiellement des smicardes, et 75% des travailleurs vivant sous le seuil de pauvreté sont des travailleuses. La généralisation du précariat plonge donc avant tout les femmes dans plus de misère et plus de dépendance. Les réformes de retraites, au vu des carrières en dent de scie des femmes, sont autant d’attaques qui les touchent en premier lieu.

L’austérité, c’est aussi la casse des services publics, notamment celui de la santé. Les déserts médicaux, conséquences directes de l’importation des normes budgétaires libérales dans les hôpitaux, ont conduit à plusieurs drames dans la région. La recherche de rentabilité raréfie les maternités et les centres IVG, pas assez juteux pour les actionnaires. C’est une remise en cause directe du droit à disposer de leur corps pour les femmes.

Une 6e République paritaire et féministe

Ce n’est un secret pour personne, en France, comme dans le monde, le pouvoir est essentiellement masculin. La France fait d’ailleurs figure d’exemple. À l’Assemblée Nationale, seul un quart des députés sont des femmes. Elles sont 22% au Sénat, 14% des maires et des conseillers généraux ; 3 présidentes de Conseil général sur 101 et 2 présidentes de Conseil régional sur 22 en métropole. Dans de nombreuses assemblées, il règne un machisme ambiant dont se plaignent beaucoup d’élues et les questions d’égalité femmes-hommes sont souvent reléguées au second plan.

Le cumul des mandats, les scrutins uninominaux, le présidentialisme ou encore le traitement médiatique des élections : tout un système tenu par des hommes, aide à conserver une part écrasante d’hommes au pouvoir. Les répartitions des délégations répondent souvent à des stéréotypes de genre et s’articulent, non sans hasard, aux différences de légitimité et de prestige des positions. Nous avons un premier ministre, un ministre de l’intérieur, un ministre de l’économie, un ministre des affaires étrangères. Nous avons une ministre des affaires sociales, une ministre de l’écologie ou encore une ministre de la culture et des ministres femmes déléguées à la famille, aux handicapés ou aux personnes âgées.

Un coup de balai est nécessaire. Il doit être le point de départ d’un nouveau régime paritaire et féministe. Paritaire partout, dans toutes les assemblées, mais aussi dans les conseils d’administration des grandes entreprises et instances indépendantes. Féministe dans la répartition des rôles et dans l’ambition que voudrait se donner une république. Une école qui ne relaie pas les stéréotypes de genre, une production culturelle sans sexisme quotidien, une lutte contre les discriminations et toutes les violences faites aux femmes, et un vrai élan d’éducation populaire pour transformer en profondeur notre société patriarcale.

Le 1er juin, nous marcherons contre l’austérité et cette République des hommes. Nous marcherons pour une 6e République féministe…

Le 9 juin, nous soutenons la marche des femmes contre l’austérité !

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Appel féministe pour la marche citoyenne du 1er Juin
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