Chantier de la piscine : La polémique est relancée sur l'abattage des arbres
L'association de défense du patrimoine Montalbanais ne décolère pas. Son président Jacques Boissière s'explique:
«Notre combat et la mobilisation citoyenne n'ont pu empêcher la réalisation, confiée à Vinci, d'un Complexe Aquatique certes nécessaire, mais surdimensionné et ruineux pour les contribuables. Sans revenir sur les vaines promesses de «conserver une cinquantaine d'arbres», aujourd'hui tous abattus, faisons le point sur la situation des arbres encore debout. Maintenant, sur le site du Parc Chambord, on trouve une importante surface coupée à blanc, le long du boulevard Herriot. Les déboisements sur cette partie étaient d'autant plus injustifiés qu'ils se trouvaient en dehors de l'emprise des bâtiments de la future piscine. Aucune contrainte de chantier ne nécessitait ce massacre à la tronçonneuse. Sur cette surface il y avait plusieurs dizaines d'arbres indiqués «à conserver»: (peuplier boréal, beau frêne, peupliers, pin laricio, érable, sycomore, chêne bicentenaire…..). Nous avions raison d'émettre des réserves sur la «mise à disposition» de l'espace Chambord à l'opérateur Vinci, y compris la partie autour de la bibliothèque et des réserves du musée. Ce marché s'est fait au détriment du patrimoine naturel de la Ville.»
L'association de défense du patrimoine reproche à la municipalité et à l'opérateur de «ne pas avoir respecté la parole donnée». Et avance l'inventaire suivant, de l'entrée de la piscine vers le Carrefour du Bicentenaire:
«Hors de la clôture actuelle du chantier, subsiste encore un groupe important de beaux arbres dont certains sont également indiqués «à conserver» ! On a relevé actuellement une cinquantaine d'arbres de grand développement (quatre beaux muriers platanes, chêne, cèdre, frênes, peuplier blanc, pins, séquoia etc…) L'avancée du chantier risque de se traduire par une autre coupe à blanc des vestiges du Parc. Quant à la Roseraie, au départ, elle comportait 11 000 variétés de roses modernes. Nous avons fait un pointage des roses restantes avant les travaux. Toutes les parties de la Roseraie le long du boulevard Herriot ont été supprimées. Et actuellement les barrières de délimitation de chantier sont déplacées, enfermant les arbres qu'on veut défendre. Se pose la question de savoir quel parc et quelle Roseraie, bien commun des Montalbanais, vont subsister ?»
Par souci de mobilisation et de concertation, Jacques Boissières a décidé de donner la parole aux Montalbanais afin qu'ils expriment leur avis, leur vision des choses. Une adresse est en service à cet effet: défense.patrimoine@orange.fr.
Du coté de la mairie
Le maire de Montauban a précisé hier lors d'une visite de chantier que rien n'était encore décidé pour la future gestion de l'établissement. L'option d'une délégation de service public à un opérateur privé ne semblerait plus aussi évidente aux yeux de la mairie qui réfléchit à un maintien dans le giron municipal. «Le dossier sera tranché avant la fin de l'année», indique l'élue.
Rappelons que le groupe Vinci finance les 25 millions d'€ nécessaires pour la construction de la piscine mais qu'ensuite, elle en coûtera à la ville plus 60 millions sous forme de loyers versés pendant 27 ans.
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