LGV: Malvy et Ayrault sont dans un wagon

Publié le par Le blog de la Gauche Anticapitaliste du Tarn & Garonne

LGV: Malvy et Ayrault sont dans un wagon

... et le projet tombera t-il à l'eau?

Ci dessous un article de la Voix du Midi. Que dit-il?

- Les politiques (lesquels?) et les décideurs (qui sont-ils?) veulent la LGV et sont suspendus à la décision finale qui devrait arriver cet été. Ils la veulent tellement qu'ils n'argumentent jamais hors des "c'est le progrès" ou "ça se ferra" ou en manipulant les chiffres (fréquentation, rentabilité, durée du voyage,...).

- Jamais dans cet article, on ne parle des usagers, ni du cout de ce projet. A qui s'adresse la LGV? Et au détriment de quels usagers?

- Martin Malvy porte ce projet à bout de bras depuis près de 20 ans, et donc depuis 20 ans son avis n'a pas changé, malgré les bouleversements survenus durant cette période. On se retrouve, comme pour l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes, face à l'obstination crasse des élus mégalos En plus comme il a payé (pardon nous avons payé) le Tours/Bordeaux, il ne veut pas être pris pour le "cocu de service".

- L'article reprend les conclusions du rapport de la Cour des comptes qui préconise, « la modernisation du réseau existant », et celles du rapport Auxiette qui remet en cause la politique du tout TGV. C'est ce que disent les associations (comme ALTernative 82) depuis fort longtemps. Nous parlions d'obstination ; rajoutons l'aveuglement de Malvy et sa cohorte de suiveurs!

- Enfin, on reparle du lobbying intense des élus locaux, qui réclameraient à cor et à cri cette LGV. Il me semble qu'on devrait parler de pression des grands élus locaux sur les petits pour que les collectivités locales payent pour cette LGV... ce qui est totalement différent... ce n'est plus du lobbying, mais une forme de racket du parrain.

Bref, Ayrault et Malvy nous préparent un nouveau Notre-Dame-des-Landes... pas en Bretagne mais en Midi Pyrénées.

Préparons ensemble la contre-offensive citoyenne!

S.T le 24/05/2013

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LGV: Malvy et Ayrault sont dans un wagon

LGV à Toulouse : « Jean-Marc Ayrault décidera mi-juillet »

C’est bientôt la fin d’une longue attente pour les élus et décideurs de Midi-Pyrénées. Selon Jean-Louis Chauzy, le président du Conseil économique, social et environnemental régional (Ceser) de Midi-Pyrénées, la décision de lancer les travaux de la Ligne à grande vitesse (LGV) entre Bordeaux et Toulouse, « sera prise mi-juillet par le Premier ministre Jean-Marc Ayrault », après la remise du rapport de Philippe Duron, le député-maire de Caen, « prévue le 15 juin ».

Si la tendance reste à l’optimisme sur la liaison Bordeaux-Toulouse – « après Lyon, la LGV vers Toulouse est le premier projet quant au retour sur investissement, et le bassin de population, de Bordeaux à Toulouse, est de plus de 2 millions d’habitants, soit deux fois plus qu’Aix-Marseille », précise Jean-Louis Chauzy – les acteurs de ce dossier sont de plus en plus fébriles à l’approche du 15 juin et des préconisations de Philippe Duron à Jean-Marc Ayraul, à l’image du président (PS) du Conseil régional de Midi-Pyrénées, Martin Malvy, qui refuse un « TGV au rabais » et a menacé de se faire rembourser l’investissement de notre région sur la liaison Tours-Bordeaux. Peut-être une façon habile de préparer les esprits à un éventuel refus d’un dossier incarné et porté à bout de bras par Martin Malvy depuis son arrivée à la tête de la Région en 1998. Le maire de Toulouse, Pierre Cohen, quant à lui, qui avait également rencontré Philippe Duron, nous avait réaffirmé dernièrement sa « confiance » sur la faisabilité de la LGV. « Je n’envisage pas une seule seconde que la LGV ne se fasse pas ! », appuie le Ceser.

Autres inquiétudes : le rapport de juillet 2012 de la Cour des comptes qui préconisait, pour la santé des finances publiques, « la modernisation du réseau existant », et le récent rapport Auxiette, du nom du président (PS) du Conseil régional des Pays de la Loire, qui explique, entre les lignes, qu’il peut exister un avenir en-dehors du TGV…

D’ici là, le lobbying intense des élus locaux devrait se poursuivre de plus belle. En cas de « Yes We can » de Matignon cet été, les premiers coups de pioche sont prévus pour 2017, avec une mise en service en 2022. Mais il s’agit là, répétons-le, d’un scénario idéal.

La Voix du midi.fr Anthony Assemat le 23 mai 2013

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S
Merci pour cette précision... nous savions que la région avait transféré une partie de l'argent des TER pour la LGV mais pas que c'était une dotation de l’État. Il y aussi "l'histoire" des budgets alloués pour préempter les terres et terrains où passera la LGV (budget aussi venant des TER)... bref dur pour les citoyens de suivre et comprendre toutes ces pratiques!
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M
LGV bonjour- une petite précision: Monsieur Malvy n' a pas à se faire rembourser le montant de Midi Pyrénées affecté aux travaux de Tours Bordeaux car c'est de l'argent donné par l'état qui à la demande du Président de MP dédié au TER , a été affecté par autorisation dérogatoire aux fonds de la LGV : cf rapport de la commission des finances du Senat suite à l'enquête de la cour des comptes.Monsieur Malvy grand maitre de la supercherie...mm
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