Rassemblement de soutien à Aurore Martin
Samedi 10 novembre à Bayonne, 15 000 manifestants selon les organisateurs.
Présence de Myriam Martin (Gauche Anticapitaliste membre du FdG).
Bayonne : la cause des prisonniers basques dopée par l'arrestation d'Aurore Martin
Près de 15 000 personnes ont défilé samedi pour défendre les droits des prisonniers politiques. Les familles ont elles défilées avec le portrait des 620 Basques incarcérés en France et en Espagne.
Faut-il y voir un effet Aurore Martin, la militante de Batasuna livrée le 1er novembre dernier à l'Espagne par les autorités françaises, et incarcérée depuis à Madrid en vertu de l'application du mandat d'arrêt européen ? Alors que le mouvement Herrira, organisateur de la manifestation prévue depuis plusieurs mois pour réclamer le respect des droits des prisonniers - leur rapprochement et la libération des malades et des libérables, éléments essentiels de l'avancement du processus de paix -, attendait de son propre aveu entre 5 000 et 10 000 participants, ce sont en réalité près de 15 000 personnes, venues des deux côtés de la frontière, qui ont défilé sous une pluie battante hier, à Bayonne.
Force est donc de constater que le sort d'Aurore Martin, qui fait désormais partie des quelque 600 prisonniers incarcérés en France et en Espagne et dont les portraits, portés chacun par un membre de sa famille, ouvraient le cortège, semble avoir amplifié la mobilisation.
Derrière les familles des prisonniers suivaient les exilés et enfin les élus, au sein d'une manifestation organisée au millimètre (...)
Aucun élu Modem ou UMP d'envergure n'était présent, bien que plusieurs d'entre eux se soient manifestés dans la semaine pour dénoncer la remise d'Aurore Martin aux autorités espagnoles.
« Les prisonniers à la maison, amnistie totale », scandaient en basque dans le cortège les membres des familles qui avaient franchi la frontière. « Ces images seront vues et observées depuis Paris, les slogans seront entendus », clamaient les organisateurs lors du meeting final. « Depuis Paris, ils sentiront la nécessité et le désir de paix en Pays basque. »
Richard Picotin, SudOuest.fr - le 11 nov 2012
